Explorateurs, Exploratrices, racontez-moi vos voyages !
Séquence en 5e
Comment la littérature dit-elle l'émerveillement du voyageur ?
La description fait-elle partie de l'aventure ?
5E Sv Travaux Autonomes
5E Sv Corpus Lecture Cursive
Robinson Crusoé - Vikidia, l’encyclopédie des 8-13 ans
Robinson Crusoé est un roman anglais écrit par Daniel Defoe et publié en 1719. Écrite à la première personne, l'histoire raconte le naufrage et la survie sur une île déserte de Robinson Crusoé, le personnage principal. Au cours de son séjour, Robinson Crusoé rencontre un indigène qu'il nomme Vendredi. Les deux compagnons vivent ensemble pendant plusieurs années avant de pouvoir quitter l'île.
Original link

Paul Verlaine, "Paysages belges"


Briques et tuiles,
O les charmants
Petits asiles
Pour les amants !


Houblons et vignes,
Feuilles et fleurs,
Tentes insignes
Des francs buveurs !


Guinguettes claires,
Bières, clameurs,
Servantes chères
A tous fumeurs !


Gares prochaines,
Gais chemins grands...
Quelles aubaines,
Bons juifs-errants !

Récitation - Stéphane Mallarmé, "Brise Marine", 1893

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.

Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres

D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !

Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux

Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe

Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe

Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,

Lève l’ancre pour une exotique nature !


Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,

Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !

Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,

Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages

Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots …

Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !


Stéphane Mallarmé, Vers et Prose, 1893

Récitation - Maëlle Ranoux, "Se pétrir d'un voyage"

Je me souviens de l’océan

Chaud et doux,

S’entêtant à me séduire,

S’allongeant sur mes rêves.

Face aux torrents agités, crissants, d’ici,


Je me souviens de la vie là-bas,

Légère,

Fluide comme une rivière,

Traversante,

Dans un horizon sans barrière.


Je me souviens aussi,

Du souvenir de vous,

Mes êtres demeures,

Comme des arbres absents,

Dont l’ombre fraîche manquait sur mes rives.

Je me souviens de l’océan.

Je me souviens de vous absents.


Je me souviens encore de ceux,

Là-bas,

Restés sous le soleil ardent,

Sur les rives de ma rivière absente.

*

Mais, quelle est cette mélodie ?

Oui, je la reconnais,

C’est la triste mélodie du départ

C’est la joyeuse mélodie de l’ailleurs

Elle me pose, elle m’apaise, elle m’étreint, elle m’appelle,

Elle porte mon chagrin, elle transporte mon espoir.

*

Vos lignes monotones

M’animent !

Vos chemins chauds

M’envolent !

Votre hiver glaçant

M’échauffe !

Votre été bouillant

M’exalte

Vos grises mines

M’amusent !

Vos âmes,à moi me lient,à moi m’attachent,à vous m’attachent.